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L’histoire de celui qui a tué cent personnes

Rapporté par Al-Bukhârî n° 3470

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Dimanche 17 décembre 2006

le récit de youssouf ou le miracle du prophète Muhammad sur eux la paix

Cheikh Abderrazâk 'Afîfî



LE MIRACLE

Quatrième partie : Le récit de Youssouf - COMMENT est-il considéré comme un miracle du prophète Mohammed r

 

Ce récit comprend beaucoup de choses étonnantes, des leçons, des rappels, des conseils, des lois, des moralités, des afflictions et des épreuves de toutes sortes, des grâces et des bienfaits. Ce que nous voulons, à travers la recherche propre à ce sujet (le récit de Youssouf), est mettre en évidence deux points qui vont, en fait, augmenter la liaison avec le thème (le miracle) que nous sommes en train de traiter :

1. Le premier point : Comment ce récit est en fait un miracle au compte du prophète r.

2. Le deuxième point : Comment ce récit est une preuve qu’Allah prépare ses prophètes durant leur première vie, avant (leur mission qui est de transmettre) le message, afin qu’ils supportent les fardeaux de cette mission au moment ou ils sont envoyés à leur communauté.

Le premier point :

Allah, Le Très Haut, a décrit le récit de Youssouf, que la paix et le salut d’Allah soient sur lui, de manière détaillée dans le Coran afin qu’il soit un signe, bien plus, des signes de la prophétie du prophète Mohammed, que la paix et le salut d’Allah soient sur lui, et la mise en évidence de cela est la suivante : Il était illettré, il ne lisait absolument pas les livres des premiers (Les gens du livre) et il n’a rien étudié de leur histoire et il n’a rien transcrit de cela de sa propre main, pour ne pas qu’on doute de sa mission et que l’on ne l’accuse de parler de ce qu’il a lu et étudié, Allah dit :

)وَمَا كُنْتَ تَتْلُو مِنْ قَبْلِهِ مِنْ كِتَابٍ وَلا تَخُطُّهُ بِيَمِينِكَ إِذاً لارْتَابَ الْمُبْطِلُونَ(

"Et avant cela, tu ne récitais aucun livre et tu n'en n'écrivais aucun de ta main droite. Sinon, ceux qui nient la vérité auraient eu des doutes " (L’araignée – 48)

Il était de ceux qui sont loin de connaître le récit de Youssouf et des autres, il ne lui est pas venu à l’idée et il n’a rien entendu de cela avant qu’Allah le lui révèle, à travers son livre évident et clair (le Coran), Allah, Le Très-Haut, dit au début de la sourate Youssouf :

)الر تِلْكَ آيَاتُ الْكِتَابِ الْمُبِينِ (1) إِنَّا أَنزَلْنَاهُ قُرْآناً عَرَبِيّاً لَعَلَّكُمْ تَعْقِلُونَ (2) نَحْنُ نَقُصُّ عَلَيْكَ أَحْسَنَ الْقَصَصِ بِمَا أَوْحَيْنَا إِلَيْكَ هَذَا الْقُرْآنَ وَإِنْ كُنتَ مِنْ قَبْلِهِ لَمِنْ الْغَافِلِينَ(

"Alif, Lam, Ra. Tels sont les versets du Livre explicite. 2. Nous l'avons fait descendre, un Coran en [langue] arabe, afin que vous raisonniez. 3. Nous te racontons le meilleur récit, grâce à la révélation que Nous te faisons dans le Coran même si tu étais auparavant du nombre des inattentifs (à ces récits)" (Youssouf -1 à 3)

Et il dit après que Youssouf conta sa vision et la communiqua à son père, puis que son père lui fit des recommandations à son propos :

)لَقَدْ كَانَ فِي يُوسُفَ وَإِخْوَتِهِ آيَاتٌ لِلسَّائِلِينَ(

"Il y avait certainement, en Joseph et ses frères, des signes pour ceux qui interrogent " (Youssouf – 7)

Le récit de Youssouf ne faisait pas partie des histoires connues chez les arabes, et de ce qui était répandu entre les gens dans leur récit, il était même complètement absent. De plus, Mohammed n’était pas avec Youssouf et ses frères ! Et il n’a pas témoigné de leur complot et de leur ruse envers lui, sinon on l’aurait accusé d’avoir parlé d’une affaire qu’il a vu ou qui était connu et répandu chez son peuple. Allah dit à son prophète Mohammed, que la paix et le salut d’Allah soient sur lui :

) ذَلِكَ مِنْ أَنْبَاءِ الْغَيْبِ نُوحِيهِ إِلَيْكَ وَمَا كُنتَ لَدَيْهِمْ إِذْ أَجْمَعُوا أَمْرَهُمْ وَهُمْ يَمْكُرُونَ(

"Ce sont là des récits inconnus que Nous te révélons. Et tu n'étais pas auprès d'eux quand ils se mirent d'accord pour comploter " (Youssouf – 102)

Et personne ne peut dire qu’il a connu les détails du récit des juifs, car la sourate est descendue durant la période mecquoise alors que les juifs vivaient au Cham et à Médine et ses alentours, et il n’est connu de lui qu’il ai été en relation avec eux avant l’hégire, ou qu’il ai étudié une partie de leur science. Si une de ces choses s’était réellement produite, alors elle aurait été dévoilée, et ceci, à cause de la longue période et le grand nombre de ces antagonistes, de l’embarras éprouvé par son peuple envers son prêche et tous les efforts déployés pour ruser contre lui et pour l’empêcher (de prêcher), de leur accrochement à entacher sa réputation et d’en finir de lui et de son prêche. Ils allèrent même jusqu’à le traiter de sorcier, de divin et de fou, ils l’accusèrent de mensonge alors qu’au fond d’eux-mêmes ils avaient la certitude de sa sincérité et de sa digne confiance. Ils se concertèrent afin qu’il s’accorde sur son emprisonnement ou son expulsion, la décision finale se porta sur son assassinat, Allah le sauva de leur ruse, et il lui prescrit l’exode à Médine, là ou l’islam prit toutes sa puissance et ou l’état islamique fut fondé, Allah, Le Très-Haut, a dit :

)وَإِذْ يَمْكُرُ بِكَ الَّذِينَ كَفَرُوا لِيُثْبِتُوكَ أَوْ يَقْتُلُوكَ أَوْ يُخْرِجُوكَ وَيَمْكُرُونَ وَيَمْكُرُ اللَّهُ وَاللَّهُ خَيْرُ الْمَاكِرِينَ(

"(Et rappelle-toi) le moment où les mécréants complotaient contre toi pour t'emprisonner ou t'assassiner ou te bannir. Ils complotèrent, mais Allah a fait échouer leur complot, et Allah est le meilleur en stratagèmes." (Le butin – 30)

Un peuple qui prend une telle position envers lui, donne à chacun un aperçu de son rôle alors qu’il vivait parmi eux, il était donc certes aux aguets. Par conséquent, s’ils avaient trouvé le moindre contact entre lui et les juifs et qu’ils avaient su qu’il a récolté d’eux des informations, alors ils se saurait empressés de dévoiler au grand jour (cette supercherie) tout en propageant cela à tout coin de rue sans avoir besoin de mentir sur lui, sans même a avoir à penser à son assassinat ou à son expulsion et enfin sans même avoir besoin de l’accuser de ce qui contient en soi même sa réfutation, en fait il l’accusèrent et prétendaient qu’un homme étranger de la Mecque l’enseignait. Allah a donc fait que ce qu’ils espéraient si fort soit vain et les a fait taire à jamais, Allah, Le Très-Haut dit :

)وَلَقَدْ نَعْلَمُ أَنَّهُمْ يَقُولُونَ إِنَّمَا يُعَلِّمُهُ بَشَرٌ لِسَانُ الَّذِي يُلْحِدُونَ إِلَيْهِ أَعْجَمِيٌّ وَهَذَا لِسَانٌ عَرَبِيٌّ مُبِينٌ(

"Et Nous savons parfaitement qu'ils disent: ‹Ce n'est qu'un être humain qui lui enseigne (le Coran)›. Or, la langue de celui auquel ils font allusion est étrangère [non arabe], et celle-ci est une langue arabe bien claire." (Les abeilles – 103)

Le récit de Youssouf ne peut être une information résumée qui serait exprimée en une ou deux phrases. C’est plutôt un récit qui possède des choses incroyables et des sujets diverses, il est advenu avec des gens d’origine et de nature totalement différente, et dont la période (de ce récit) est très longue : partant d’une vision véridique puis un complot, puis un sauvetage s’ensuit une vente, puis un hébergement… puis des avances faites qui sont suivies d’un ennui, ensuite une infaillibilité devant la turpitude... puis la prison ou sera fait un appel à l’unicité (tawhid) avec délicatesse et politique exemplaire, puis l’interprétation authentique d’un rêve qui est suivi de sa sortie de prison en toute innocence, puis l’investigation des affaires de l’état et le rassemblement de ses frères qui les reconnaîtra, alors qu’eux non, avec tout ce qui c’est dit et tout ce qui est arrivé entre eux… jusqu’à la fin (du récit) qui se conclut par le dévoilement par Youssouf de sa propre identité et son pardon qu’il accorde à ses frères, puis la venue de ses parents auprès de lui dans la meilleure des situations, et bien d’autres détails que connaît chaque personne qui a science du livre d’Allah.

Ce récit a été exposé avec détail sous tous ses aspects, de la manière la plus complète dans l’ensemble de ses chapitres, avec les plus précises des expressions, et par un procédé (linguistique) des plus clairs. Est-il plausible, vraisemblable que l’on dise après cela, que la sincérité du prophète, que la paix et salut d’Allah soient sur lui, dans ce qu’il a narré comme nouvelle, comme événement et comme choses incroyables en suivant cette méthode claire et ce procédé exemplaire est le résultat du hasard et de la perfection !!!

Allah, Pureté à lui, a terminé la sourate de Youssouf comme il l’a commencé, en indiquant (aux gens) de façon générale, le but dans lequel il a exposé ce récit : un signe de la prophétie de Mohammed et de sa sincérité à propos de la législation avec laquelle il est venue, et une preuve que l’histoire de Youssouf et les autres (récits du Coran), sont de ce qui a été descendu par révélation (divine) et de ce qui est puisé de la même niche que celle dont ont puisé tous les prophètes. Ce n’est donc pas une histoire inventée, mais plutôt une confirmation de ce qui existait déjà avant lui, et l'exposé détaillé des lois religieuses dont ont besoin, dans leur vie et pour l’au-delà, ceux qui sont responsables et concernés par ces mêmes lois. Ce récit contient également guidance et miséricorde pour celui qui possède un cœur et qui prête l’oreille tout en étant témoin.

Est-il donc possible que cette conduite exemplaire (orientée) par cette législation droite, juste soit le fruit de la propre personne d’un illettré qui vécut dans une communauté, elle aussi, illettrée, sans que ce soit une révélation d’Allah ? Bien sur que non, c’est en réalité l’attention divine (portée à Mohammed), un message véridique, une révélation sincère et claire, qui a été descendue sur le cœur de Mohammed par l’intermédiaire de l’esprit digne de confiance (l’ange Gabriel), que la paix et le salut d’Allah soient sur lui, afin qu’il soit une miséricorde pour les mondes :

)لَقَدْ كَانَ فِي قَصَصِهِمْ عِبْرَةٌ لأُوْلِي الأَلْبَابِ مَا كَانَ حَدِيثاً يُفْتَرَى وَلَكِنْ تَصْدِيقَ الَّذِي بَيْنَ يَدَيْهِ وَتَفْصِيلَ كُلِّ شَيْءٍ وَهُدًى وَرَحْمَةً لِقَوْمٍ يُؤْمِنُونَ(

Dans leurs récits il y a certes une leçon pour les gens doués d'intelligence. Ce n'est point là un récit fabriqué. C'est au contraire la confirmation de ce qui existait déjà avant lui, un exposé détaillé de toute chose, un guide et une miséricorde pour des gens qui croient. (Youssouf – 111)

Le deuxième point :

Dans les détails des récits, se trouvent des secrets et des points étonnants par lesquels Allah a assisté ses envoyés et leur a favorisé la faculté de diriger les communautés et de guider les peuples pour qu’ils acquièrent les mœurs les plus nobles, les comportements les plus éminents, une sagesse profonde, la force dans leur détermination et les croyances authentiques. Tout ceci est éclairci en divers aspects :

1. parmi ces aspects : la pureté de l’âme de Youssouf et son innocence, et ceci apparut au moment ou il eut une vision véridique lors de son jeune âge et au début de son adolescence, qui fut concrétisé par l’interprétation, de cette vision, qui fut la prosternation de ses parents et ses frères devant lui au moment de sa vieillesse et à la fin de sa vie :

)إِذْ قَالَ يُوسُفُ لأَبِيهِ يَا أَبَتِ إِنِّي رَأَيْتُ أَحَدَ عَشَرَ كَوْكَباً وَالشَّمْسَ وَالْقَمَرَ رَأَيْتُهُمْ لِي سَاجِدِينَ(

"Quand Joseph dit à son père : ‹Ô mon père, j'ai vu [en songe], onze étoiles, et aussi le soleil et la lune ; je les ai vus prosternés devant moi›." (Youssouf – 4)

)وَرَفَعَ أَبَوَيْهِ عَلَى الْعَرْشِ وَخَرُّوا لَهُ سُجَّداً وَقَالَ يَا أَبَتِ هَذَا تَأْوِيلُ رُؤْيَاي مِنْ قَبْلُ قَدْ جَعَلَهَا رَبِّي حَقّاً(

"Et il éleva ses parents sur le tròne, et tous tombèrent devant lui, prosternés Et il dit : ‹Ô mon père, voilà l'interprétation de mon rêve de jadis. Allah l'a bel et bien réalisé " (Youssouf – 100)

2. Parmi ces aspects : ce qu’Allah lui a spécialement donné comme particularités qui ont fait que son père s’attacha encore plus à lui et l’aima plus, et qui entraîna la ruse et le complot de ses frères contre lui. Certains d’entre eux proposèrent de le tuer afin que leur père se consacre entièrement à eux et que leur vie, avec leur père, après cela, devienne des plus agréables. D’autres virent que l’éloigner de son père suffira amplement. Puis, lorsque leurs avis convergèrent donc, pour cette dernière proposition, ils le jetèrent donc au plus profond d’un puits. Allah lui fit révélation : "Tu les informeras sûrement de cette affaire sans qu'il s'en rendre compte " afin qu’il le réconforte et ôte la peine qu’il éprouva au fond de lui-même. Il lui accommoda ceux qui le sortir du puits, mais ils le vendirent à un prix vil, quelques dirhams. Allah le préserva et le plaça chez des gens qui prirent soin de lui, et il lui donna maîtrise et pouvoir sur terre et lui enseigna l’interprétation des songes :

)وَاللَّهُ غَالِبٌ عَلَى أَمْرِهِ وَلَكِنَّ أَكْثَرَ النَّاسِ لا يَعْلَمُونَ(

"Et Allah est souverain en Son Commandement, mais la plupart des gens ne savent pas " (Youssouf – 21)

3. Parmi ces aspects : La bonté, la clémence, un cœur ouvert et une patience à toute épreuve, après qu’Allah lui ai donné maîtrise et pouvoir et qu’il l’ai placé comme gérant de la trésorerie, puis que ses frères se soient réunis auprès de lui, il ne se vengea pas d’eux, mais plutôt il leur pardonnera de cette erreur et il leur fit grâce avec la capacité (de les punir). Il se contenta de faire allusion à ce qu’ils reconnurent d’eux-mêmes pour ce qui est de leur acte passé et que cela est un complot abject envers lui :

)قَالَ هَلْ عَلِمْتُمْ مَا فَعَلْتُمْ بِيُوسُفَ وَأَخِيهِ إِذْ أَنْتُمْ جَاهِلُونَ (89) قَالُوا أَئِنَّكَ لأَنْتَ يُوسُفُ قَالَ أَنَا يُوسُفُ وَهذَا أَخِي قَدْ مَنَّ اللَّهُ عَلَيْنَا إِنَّهُ مَنْ يَتَّقِ وَيَصْبِرْ فَإِنَّ اللَّهَ لا يُضِيعُ أَجْرَ الْمُحْسِنِينَ (90) قَالُوا تَاللَّهِ لَقَدْ آثَرَكَ اللَّهُ عَلَيْنَا وَإِنْ كُنَّا لَخَاطِئِينَ (91) قَالَ لا تَثْرِيبَ عَلَيْكُمْ الْيَوْمَ يَغْفِرُ اللَّهُ لَكُمْ وَهُوَ أَرْحَمُ الرَّاحِمِينَ(

"Il dit : ‹Savez-vous ce que vous avez fait de Joseph et de son frère alors que vous étiez ignorant ? [injustes]›. 90. - Ils dirent : ‹Est-ce que tu es... Certes, tu es Joseph !› - Il dit: ‹Je suis Joseph, et voici mon frère. Certes, Allah nous a favorisés. Quiconque craint et patiente... Et très certainement, Allah ne fait pas perdre la récompense des bienfaisants›. 91. - Ils dirent : ‹Par Allah! Vraiment Allah t'a préféré à nous et nous avons été fautifs›. 92. - Il dit: ‹Pas de récrimination contre vous aujourd'hui ! Qu'Allah vous pardonne. C'est Lui Le plus Miséricordieux des miséricordieux." (Youssouf – 89 à 92)

4. Parmi ces aspects : Sa chasteté et la pureté de son âme alors que tout ce qui invite à l’accomplissement de l’acte défendu était présent et la provocation à la turpitude effective, avec l’isolement répété avec la femme de Al-Aziz, sa présence auprès de lui toujours plus intense, l’invitation à la turpitude qu’elle proposa à Youssouf, sa vie avec elle dans sa demeure, la discrétion qu’elle prit lorsqu’elle ferma les portes. Youssouf a certes été parmi les pures fidèles envers Allah et de ceux qui sont surs (de son aide), il demanda la protection de son seigneur et se réfugia auprès de lui, et il trouva ignoble de d’agir en réponse au meilleur des asiles qu’Allah lui offrit par la trahison portée à son honneur (qu’Allah a protégé jusqu’à ce jour). Il se rappela ce qu’atteint les injustes comme mauvais devenir : la ruine et la perte. Et par cela Allah dérouta de son chemin le mal et la turpitude, et mit en évidence son innocence devant les plus hauts témoins.

)وَرَاوَدَتْهُ الَّتِي هُوَ فِي بَيْتِهَا عَنْ نَفْسِهِ وَغَلَّقَتْ الأَبْوَابَ وَقَالَتْ هَيْتَ لَكَ قَالَ مَعَاذَ اللَّهِ إِنَّهُ رَبِّي أَحْسَنَ مَثْوَايَ إِنَّهُ لا يُفْلِحُ الظَّالِمُونَ (23) وَلَقَدْ هَمَّتْ بِهِ وَهَمَّ بِهَا لَوْلا أَنْ رَأَى بُرْهَانَ رَبِّهِ كَذَلِكَ لِنَصْرِفَ عَنْهُ السُّوءَ وَالْفَحْشَاءَ إِنَّهُ مِنْ عِبَادِنَا الْمُخْلَصِينَ(

"Or celle [Zulikha] qui l'avait reçu dans sa maison essaya de le séduire. Et elle ferma bien les portes " et dit: ‹Viens, (je suis prête pour toi!)› - Il dit: ‹Qu'Allah me protège ! C'est mon maître qui m'a accordé un bon asile. Vraiment les injustes ne réussissent pas›. 24. Et, elle le désira. Et il l'aurai désirée n'eût été ce qu'il vit comme preuve évidente de son Seigneur. Ainsi [Nous avons agi] pour écarter de lui le mal et la turpitude. Il était certes un de Nos serviteurs élus."

(Youssouf – 23 et 24)

Jusqu’Allah dit en citant la parole de Aziz d’Égypte après qu’il témoigna de l’innocence de Youssouf :

) يُوسُفُ أَعْرِضْ عَنْ هَذَا وَاسْتَغْفِرِي لِذَنْبِكِ إِنَّكِ كُنتِ مِنْ الْخَاطِئِينَ(

"Joseph, ne pense plus à cela ! Et toi, (femme), implore le pardon pour ton péché, car tu es fautive›" (Youssouf – 29)

Jusqu’Allah dit en citant la parole de l’épouse de Aziz avec les femmes qui lui reprochèrent l’amour et l’attachement qu’elle lui vouait :

)رَاوَدتُّهُ عَنْ نَفْسِهِ فَاسْتَعْصَمَ وَلَئِنْ لَمْ يَفْعَلْ مَا آمُرُهُ لَيُسْجَنَنَّ وَلَيَكُونَ مِنَ الصَّاغِرِينَ(

"J'ai essayé de le séduire, mais il s'en défendit fermement. Or, s'il ne fait pas ce que je lui commande, il sera très certainement emprisonné et sera certes parmi les humiliés "(Youssouf – 32)

Youssouf, que la paix et le salut d’Allah soient sur eux, a certes connu la voie qui permet de se débarrasser (de cette épreuve), il chercha secours auprès de celui qui a dans sa main les cœurs et la destinée des affaires, il les dirige comme il veut. Il reconnut la stérilité de sa propre capacité et de sa propre puissance, pour reconnaître la capacité d’Allah et sa toute-puissance au moment ou il entendit son avertissement de le faire jeter en prison si, il ne répond pas à son désir et ne concrétise pas ce qu’elle veut. Il demande alors à son seigneur qu’il le protège de toute déviation et qu’il écarte de lui la ruse de ces femmes :

)قَالَ رَبِّ السِّجْنُ أَحَبُّ إِلَيَّ مِمَّا يَدْعُونَنِي إِلَيْهِ وَإِلاَّ تَصْرِفْ عَنِّي كَيْدَهُنَّ أَصْبُ إِلَيْهِنَّ وَأَكُنْ مِنْ الْجَاهِلِينَ(

"Il dit: ‹Ô mon Seigneur, la prison m'est préférable à ce à quoi elles m'invitent. Et si Tu n'écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et serai du nombre des ignorants› [des pêcheurs]" (Youssouf – 33)

Et Allah n’est pas à rejeter (l’invocation) d’un serviteur qui l’a craint et qui l’a invoqué, lui uniquement, avec une sincérité pure. La prison fut pour lui préférable que la turpitude :

)فَاسْتَجَابَ لَهُ رَبُّهُ فَصَرَفَ عَنْهُ كَيْدَهُنَّ إِنَّهُ هُوَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ (34) ثُمَّ بَدَا لَهُمْ مِنْ بَعْدِ مَا رَأَوْا الآيَاتِ لَيَسْجُنُنَّهُ حَتَّى حِينٍ(

"Son Seigneur l'exauça donc, et éloigna de lui leur ruse. C'est Lui, vraiment, qui est l'Audient et l'Omniscient. 35. Puis, après qu'ils eurent vu les preuves (de son innocence), il leur sembla qu'ils devaient l'emprisonner pour un temps." (Youssouf – 34 -35)

5. Parmi ces aspects : Il (Youssouf) ne fut point préoccupé par les épreuves consécutives dont il fut touché, relative à son seigneur, sa religion et l’appel à l’unicité, hérité de ses pères : Ibrahim, Ishaq, Yacoub, que le salut et la paix d’Allah soient sur eux. Il profita du besoin des deux (détenus) qui se trouvaient avec lui en prison, qu’ils avaient de lui en ce qui concerne l’interprétation des songes qu’ils ont vus. Il débuta par parler de lui-même pour mettre en valeur sa propre personne afin qu’ils acceptent sa parole, ensuite il les conseilla en leur rappelant l’unicité (d’Allah) et sa splendeur et il les mit en garde du polythéisme et de son caractère abject, il argumenta sa parole par la preuve (convaincante) avec délicatesse et en leur rappelant (la valeur) de la compagnie au moment de l’épreuve. Il leur dit tout cela avant qu’il leur interprète leur songe afin d’attirer le plus possible leur attention et de s’assurer de leur acceptation et afin d’éloigner leur refus (d’accepter l’interprétation donnée). Il développa longuement cette argumentation et fit qu’elle soit un but en soi-même (qui n’est autre que l’appel à l’unicité d’Allah et le rejet de toute forme de polythéisme), puis il conclut par l’interprétation de leur songe dans un court verset : Allah, Le Très-Haut, dit :

)وَدَخَلَ مَعَهُ السِّجْنَ فَتَيَانِ قَالَ أَحَدُهُمَا إِنِّي أَرَانِي أَعْصِرُ خَمْراً وَقَالَ الآخَرُ إِنِّي أَرَانِي أَحْمِلُ فَوْقَ رَأْسِي خُبْزاً تَأْكُلُ الطَّيْرُ مِنْهُ نَبِّئْنَا بِتَأْوِيلِهِ إِنَّا نَرَاكَ مِنْ الْمُحْسِنِينَ (36) قَالَ لا يَأْتِيكُمَا طَعَامٌ تُرْزَقَانِهِ إِلاَّ نَبَّأْتُكُمَا بِتَأْوِيلِهِ قَبْلَ أَنْ يَأْتِيَكُمَا ذَلِكُمَا مِمَّا عَلَّمَنِي رَبِّي إِنِّي تَرَكْتُ مِلَّةَ قَوْمٍ لا يُؤْمِنُونَ بِاللَّهِ وَهُمْ بِالآخِرَةِ هُمْ كَافِرُونَ (37) وَاتَّبَعْتُ مِلَّةَ آبَائِي إِبْرَاهِيمَ وَإِسْحَقَ وَيَعْقُوبَ مَا كَانَ لَنَا أَنْ نُشْرِكَ بِاللَّهِ مِنْ شَيْءٍ ذَلِكَ مِنْ فَضْلِ اللَّهِ عَلَيْنَا وَعَلَى النَّاسِ وَلَكِنَّ أَكْثَرَ النَّاسِ لا يَشْكُرُونَ (38) يَا صَاحِبَيِ السِّجْنِ أَأَرْبَابٌ مُتَفَرِّقُونَ خَيْرٌ أَمْ اللَّهُ الْوَاحِدُ الْقَهَّارُ (39) مَا تَعْبُدُونَ مِنْ دُونِهِ إِلاَّ أَسْمَاءً سَمَّيْتُمُوهَا أَنْتُمْ وَآبَاؤُكُمْ مَا أَنزَلَ اللَّهُ بِهَا مِنْ سُلْطَانٍ إِنْ الْحُكْمُ إِلاَّ لِلَّهِ أَمَرَ أَلاَّ تَعْبُدُوا إِلاَّ إِيَّاهُ ذَلِكَ الدِّينُ الْقَيِّمُ وَلَكِنَّ أَكْثَرَ النَّاسِ لا يَعْلَمُونَ (40) يَا صَاحِبَيِ السِّجْنِ أَمَّا أَحَدُكُمَا فَيَسْقِي رَبَّهُ خَمْراً وَأَمَّا الآخَرُ فَيُصْلَبُ فَتَأْكُلُ الطَّيْرُ مِنْ رَأْسِهِ قُضِيَ الأَمْرُ الَّذِي فِيهِ تَسْتَفْتِيَانِ(

« Deux valets entrèrent avec lui en prison. L'un d'eux dit : ‹je me voyais [en rêve] pressant du raisin...› Et l'autre dit: ‹Et moi, je me voyais portant sur ma tête du pain dont les oiseaux mangeaient. Apprends-nous l'interprétation (de nos rêves), nous te voyons au nombre des bienfaisants›.37. ‹La nourriture qui vous est attribuée ne vous parviendra point, dit-il, que je ne vous aie avisés de son interprétation [de votre nourriture] avant qu'elle ne vous arrive. Cela fait partie de ce que mon Seigneur m'a enseigné. Certes, j'ai abandonné la religion d'un peuple qui ne croit pas en Allah et qui nie la vie future›. 38. Et j'ai suivi la religion de mes ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob. Il ne nous convient pas d'associer à Allah quoi que ce soit. Ceci est une grâce d'Allah sur nous et sur tout le monde ; mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants. 39. Ô mes deux compagnons de prison ! Qui est le meilleur : des Seigneurs éparpillés ou Allah, l'Unique, le Dominateur suprême ? 40. Vous n'adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l'appui desquels Allah n'a fait descendre aucune preuve. Le pouvoir n'appartient qu'Allah. Il vous a commandé de n'adorer que Lui. Telle est la religion droite ; mais la plupart des gens ne savent pas. 41. Ô mes deux compagnons de prison ! L'un de vous donnera du vin à boire à son maître ; quant à l'autre, il sera crucifié..

par islam publié dans : Récits d'aprés les hadiths
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Paroles de Selefs

L'Imam Boukhary a dit  " La science avant la parole et l'action"

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Ibn ’Abbâs [m.68H] a dit :

« Certes, les choses les plus détestées auprès d’Allâh sont les innovations » Rapporté par Al-Bayhaqî dans As-sounnan al-koubra

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Ibn ’Umar [m.84H] a dit :

« Toute innovation est égarement, même si les gens la voient comme quelque chose de bien ».Rapporté par Abû Chaymah, n°39

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Al-Hassan Al-Basrî -Qu'Allah lui fasse miséricorde- (m 110H) a dit :

« Ne vous asseyez pas avec les gens de l'innovation et des passions, ni ne débattez avec eux, ni ne les écoutez. »(Ad-Dârimî dans son « Sounnan » 1/121 et Al-Lalika'i n°240)

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Al-Foudayl Ibn 'Iyad -Qu'Allah lui fasse miséricorde- (m 187H) a dit :

« J'ai rencontré les meilleurs des gens de la Sounna et ils m'ont interdit d'accompagner les gens de l'innovation. »(Al-Lalika'i dans Shar Ousoulil-'Itiqad n°267)

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