Partager l'article ! La conquète de la Mecque: La conquète de la Mecque (8 H ; 61 ans) Cause de cette conquèteLes Musulmans avaient conclu avec les P ...

-biographie des Savants (description des prophètes- des compagnons-femmes des compagnons - savants anciens et contemporains)
-des qissas (récits d'aprés la sounnah)
-Quelques Invocations (doas)
La conquète de la Mecque (8 H ; 61 ans)
Cause de cette conquèteLes Musulmans avaient conclu avec les Polythéistes une trêve à Houdaybiya qui devait durer 10 ans. Cependant, une coalition polythéistes attaquèrent de nuit les Banous Khouza'a, endormis, qui étaient sous la protection des Musulmans et tuèrent vingt hommes.la tentative de médiation
Les Qoraïchites regrettèrent leur trahison et envoyèrent Abou Soufyân en médiateur, mais ce dernier ne put obtenir gain de cause et s'en retourna à la Mecque.Le départ vers la Mecque
Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) se prépara secrètement pour une expédition et pria Dieu en ces termes: "Mon Dieu, ferme les yeux aux Qoraichites, afin qu'ils ne nous voient que trop tard".La tentative d'information des Mecquois
Hateb Ibn Abi Baltaâ voyant tout ce qui se passait, écrivit une missive pour les Chefs Qoraichites afin de les prévenir de l'attaque des Musulmans.
Ali (ra) raconte : "Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) nous convoqua Al Miqdad, Az Zoubayr et moi et nous dit: "Allez à
Radwat Khakh où vous rencontrerez une femme portant une lettre, prenez lui cette lettre !".
Nous partimes au galop et à l'endroit désigné, nous rencontrâmes une femme et nous lui demandâmes de nous remettre la lettre qu'elle portait. Elle nous répliqua qu'elle ne portait point de
lettre. Nous la menaçames de la fouiller si elle ne nous montrait pas la lettre. Elle la sortit de ses cheveux, où elle la tenait cachée. Nous retournâmes à Médine et nous remîmes la lettre au
Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam). Le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) lut la lettre qui contenait des informations sur les plans de l'expédition. Le Prophète (sallallahu
'alayhi wa sallam) fit venir Hateb et lui dit "Qu'as tu fait ?".
Hateb répondit: "Je n'ai fait cela non dans le but de te trahir ou de renier l'Islam mais uniquement pour que ma famille restée à la Mecque obtiennent une protection de la part des
Qoraïchites".
A ce propos Allah révéla: {O vous les Croyants, ne prenez pas pour patrons mes ennemis et les vôtres en leur manifestant de l'amitié alors qu'ils ne croient pas à la Vérité qui vous est parvenue... Quiconque, parmi vous, agit ainsi, s'égare hors du chemin droit} (60/1)
Omar intervint et dit: "Laisse moi nous débarrasser de cet hypocrite!".
Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) dit: "Cet homme est sincère, et il s'est battu à Badr. Qui sait, Allah a peut être pardonné leurs erreurs à tous ceux qui se sont battus à
Badr".Le rejoignement des tribus
Les Musulmans se rendirent à la Mecque et au fur et à mesure qu'ils en approchaient des tribus venaient se joindre à eux, leur nombre atteignaient désormais 10 000 combattants.La capture des espions et la prêche
Les Qouraychites s'atttendant à une attaque envoyèrent en observation Abou Soufyân, Hakim Ibn hizam et Boudayl Ibn Warq. Ils furent capturés par les Musulmans alors qu'ils approchaient de Marr Al Dhahran.
Le Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) demanda à les voir et s'entretint avec Abou Soufyân. Il lui dit :"N'est il
pas temps que tu admettes qu'il n'y a pas d'autre Divinité qu'Allah et que je suis son Messager ?"
Abou Soufyân répondit : "j'en doute encore !".
Al Abbas (ra) qui était présent lui dit :"Convertis toi et prononce les deux attestations avant que je ne te tranches la tête".
Abou Soufyân s'exécuta et se convertit aussitôt.
Le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) déclara: "La protection est assurée à celui qui entre dans la maison d'Abou Soufyân, ferme sa porte derrière lui ou entre dans la
mosquée".
Il dit à Abbas (ra): "Garde Abou Soufyân dans le défilé où il pourra contempler l'armée d'allah en marche!".L'entrée dans la Mecque
Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) ordonna aux armées de ne combattre que ceux qui se montreraient hostiles, il dit: "Voici venu le jour de la clémence en non le jour de deuil et de carnage, aujourd'hui Dieu honorera la Ka'ba". Cependant, il ajouta dix personnes dont 4 femmes dont il cita les noms, entre autres Ikrima Ibn Abi Jahl, Hind Ibnt Otba, Meqias Ibn Sababa Al Laïthi... devront être tués.
Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) ordonna aux armées d'entrer par différentes portes de la Mecque.
A l'entrée de la Mecque, Khalid Ibn Al Walid rencontra une résistance et dut se défendre contre un groupe de polythéistes. La conquête de la Mecque fit au total 28 morts.La visite de la Ka'ba
Le Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) se dirigea droit au temple, psalmodiant sans cesse et la tête baissée en signe d'humilité la sourate "du secours".
Jâbir Ibn 'Abdillâh et 'Abdullâh Ibn Mas'ûd - qu'Allah les agrée dirent : "Il y avait 360 idoles autour de la Ka'ba fixées dans les rochers avec du plomb. Le jour où le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) conquit la Mecque, il alla à la Ka'ba. Sans toucher les idoles, il pointa chacune d'entre elles et dit : {La Vérité (l'Islam) est venue et la vanité a disparu. Car la vanité est destinée à disparaître.} (17/81). Chaque fois que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) pointa une idole avec son barreau, elle s'écroulait".
(Al-Boukhârî, Mouslim, Al-Bazzâr, At-Tabarânî et Abû Ya'lâ)
Le temple de la Ka'ba renfermait également des idoles ainsi que des peintures représentant Ibrahim et Ismaïl (as) tenant en main les flèches du sort. Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) déclara : "Malheur aux idolâtres, qu'ont de commun avec Ibrahim et Ismail, les flèches du sort dont ils ne se sont jamais servis !".
Ayant fait sortir les idoles, le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) entra dans le temple, prononça la formule "Allahou Akbar" et quitta la Ka'ba sans avoir prié.
A sa sortie, il remit les clé de la Ka'ba à Othman Ibn Talha (ra) en ajoutant "Ce n'est pas moi qui vous confie ces clés mais Dieu. Seul, un homme injuste vous la reprendrait".Le discours
Le Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) ordonna à Bilal de monter sur le toit de la Ka'ba et de lancer l'appel à la prière. Les hommes vinrent en grand nombre pour embrasser la religion de Dieu.
Le Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) fit un discours et dit : "Dieu a fait de la Mecque une ville sainte mais les gens ne l'ont pas considérée comme telle. Il n'est pas permis à un Croyant qui croit en Dieu et au jour dernier d'y verser le sang ou de tailler les branches de ses arbres, si quelqu'un vous permet de déroger à cette loi, sous prétexte que l'Envoyé d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) y a combattu, dites lui qu'Allah a permis à son Envoyé de combattre dans ce territoire mais non pas à vous; et Dieu ne m'a donné cette autorisation que pendant une partie de la journée; aujourd'hui la Mecque a recouvert son caractère sacré d'hier. Que celui qui est présent transmette ceci à l'absent".Le serment d'allégeance
Après cela, hommes et femmes vinrent faire serment d'allégeance auprès du Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam), parmi les femmes se trouvaient Hind Ibnt Otba. Arrivée devant le Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) elle demanda son pardon pour ce qu'elle avait fait par ignorance. Certains de ceux dont le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) avait autorisé le meurtre furent tués, d'autres se convertirent.La tentative de meurtre
Foudala Ibn Omaïr al Laithi tenta de tuer le Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) alors qu'il faisait les circuits
sacrés autour de la Ka'ba.
Quand il s'approcha du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), celui ci lui demanda s'il s'appelait Foudala, il lui répondit par l'affirmative. Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) lui dit
"A quoi pensais tu ?"
"je pensais à Allah" répondit Foudala.
Le Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) sourit et lui dit: "Implore le pardon du Seigneur" puis il posa sa main contre la poitrine de Foudala pour l'apaiser.
Ce dernier raconte: "Quand il retira sa main, je l'aimais plus que tout autre créature d'Allah". (Ibn Hicham)Le temps passé à la
Mecque
Ibn Abbas (رضي الله عنهما) rapporte que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) passa dix neuf jours à la Mecque pendant lesquels il raccourcit la prière, en se contentant de deux rak'âtes pour les prières en comportant quatre. (al-Boukhâri)
La délégation de Thaqîf (9 H ; 62 ans)
Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) revint de Tabouk au mois de Ramadan et qu'au cours du même mois, il reçut la délégation de Thaqif. (Ibn Ishaq)
Les Thaqifites s'étaient rendu compte qu'ils ne pouvaient se mesurer aux Arabes qui les entouraient et s'étaient tous convertis à l'Islam et avaient prêté allégeance au Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam). Aussi, il envoyèrent une délégation à la tête de laquelle se trouvait Kinana Ibn Abd Yalil.
Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) installa la délégation dans la mosquée où il leur fit dresser des tentes d'où ils pouvaient entendre la récitation des versets coraniques et observer les Musulmans en prière. Tous les jours, ils rencontraient le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) qui ne manquait jamais de les appeler à se convertir, le Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) leur parlait tous les soirs jusqu'à ne plus pouvoir se tenir sur ses jambes.
Othman Ibn Ali Al As, le plus jeune membre de la délégation, gardait les montures des Thaqifites lorsque ces derniers étaient avec le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam). A leur retour, Othman allait le trouver à son tour pour s'informer de l'Islam et se faire lire des versets du Coran jusqu'à ce qu'il fut instruit dans la religion. S'il trouvait le Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) endormi, il se rendait chez Abou Bakr (ra). Il n'en disait rien à ses compagnons, forçant ainsi l'admiration du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam).
L'Islam finit par s'introduire au coeur des Thaqifites. Toutefois, Kinana déclara au Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam)
:
- "Nous autres, nous sommes loin de chez nous, l'adultère nous est indispensable !"
- "Il vous est pourtant interdit, lui répliqua le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), Allah dit: {Evitez la fornication, c'est une abomination ! quel détestable chemin !} (17/32)
Les Thaqifites lui dirent :
- "L'usure est à la base de notre fortune !"
- "Contentez vous de votre capital !" leur répliqua le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam).
Allah dit: {Ô vous qui croyez ! Craignez Dieu ! Renoncez si vous êtes Croyants, à ce qui vous reste des profits de
l'usure} (2/278)
- "Le vin , lui dirent-ils est le produit essentiel de notre terre. Il nous est indispensable !"
-"Pourtant, Allah vous en interdit la consommation" et il leur récita le verset interdisant la consommation de vin.
D'après Ibn Ishaq, ils lui demandèrent aussi de les dispenser de la prière, mais il leur répondit qu'il n'existait point de religion sans prière. Après avoir accepté tous ces préceptes, ils demandèrent une dernière faveur au Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) à savoir de garder encore leur idole "Al Lat" durant trois ans. Le Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) refusa de leur accorder ce souhait. Alors ils lui demandèrent la permission de la garder pendant deux ans, puis un an, puis un mois, mais il demeura inflexible.
Ils dirent au Prophète: "Détruis là toi même, nous ne pouvons pas nous en charger !".
Le Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) leur répondit :"Je vous enverrai des hommes qui s'en chargeront".
Les Musulmans désignés par le Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) détruisirent l'idole.
D'après Al Moughira (ra), les Thaqifites se convertirent tous et qu'il était difficile de trouver parmi les Arabes des Musulmans aussi fidèles à leur foi, à Allah et à Son Livre. (Ibn Sa'd)
Ibn Ishaq raconte :"Après la prise de la Mecque, l'expédition de Tabouk, la conversion de l'allégeance de Thaqif, les délégations se succédèrent chez le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam). Les Arabes avaient attendu que le sort de Qoreich fût décidé avant de prendre leur parti, les Qouraychites étant les maîtres du temple et de l'enceinte sacrée, les descendants directs d'Ismail (as) et les chefs des Arabes".
L'envoi d'émissaires (10 H ; 63 ans)
Tandis que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) recevait les délégations proclamant leur conversion, il envoyait ses émissaires dans toutes les directions et surtout au sud de la péninsule, pour répandre les principes de l'Islam, qui fut bientôt pratiqué dans toute la Péninsule Arabique. Il fallut recourir à des guides spirituels pour expliquer les préceptes de la religion, et l'introduire au coeur des hommes.
Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) envoya Khalid Ibn Al Walid à Najran et Ali au Yémen.
De même il envoya Abou Moussa Al Achari et Mou'âdh Ibn Jabal au Yémen leur recommandant: "Rendez la voie facile et ne créez pas de difficultés. Annoncez des choses agréables et ne laissez pas les gens fuir. Entraidez vous mutuellement".
Il dit à Mou'âdh (ra): "Tu auras à faire aux Gens du Livre. Incite les à certifier qu'il n'y a qu'un seul Allah et que Mohamed est Son Prophète. S'ils t'obéissent, dis leur qu'Allah leur impose cinq prières chaque jour, s'ils consentent, dis leur que Allah leur impose une aumône légale qui sera prélevée sur les biens des riches et donnée aux pauvres d'entre eux; s'ils t'obéissent, ne touche pas à leurs objets précieux et crains les imprécations des opprimés, car aucun voile ne s'interpose entre elles et Dieu".
L'Imam Ahmed a rapporté que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) qui avait suivi Mou'âdh (ra) à l'extérieur de Médine, lui à pieds et Mou'âdh sur une monture en lui répétant ses recommandations lui dit: "Nous ne nous retrouverons peut être plus après cette année, il serait souhaitable que tu passes par cette mosquée et par mon tombeau".
Le pèlerinage d'adieu (10 H ; 63 ans)
L'imam Moslim a rapporté d'après Jabir (ra): "Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) passa neuf ans à Médine sans entreprendre de pélerinage, au cours de la dixième année, son pélerinage était proclamé, un concours prodigieux de peuples se rendit à Médine pour y participer et imiter le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam)."
Le Prophète (saws) fit son entrée à la Mecque par la partie haute et s'arrêta devant la porte des Banous Chaïba, il dit: "O mon Seigneur accrois l'honneur et la puissance de cette Maison (Ka'ba) ainsi que de tous ceux qui y sont en pélerinage ou en visite pieuse et augmente leur piété".
Puis, il continua son chemin en enseignant aux Musulmans les principes du pélerinage.
Le Jour où il arriva au Mont Arafat, il prononça un discours dont voici le texte:
"Ô Musulmans, écoutez moi, j'ignore si l'année prochaine, nous pourrons nous rencontrer en ce même endroit. Votre sang et vos biens sont sacrés, comme le sont ce jour, ce mois et cette ville. Je proscris tout ce qui se rapporte à l'ère pré-islamique, la vengeance propre à cette période est désormais interdite, à commencer par celle d'Ibn Rabiâ Ibn Al Hareth, l'usure propre à la Jahiliya (ère de l'ignorance) est également interdite, à commencer par celle d'Al Abbas Ibn Abdelmottaleb.
"Ô Musulmans, le démon n'espère plus être adoré sur votre terre. Mais s'il est écouté, il se satisfera de celles de vos actions que vous méprisez. Craignez le pour votre religion."
"Ô Musulmans, le mois intercalaire n'est qu'un surcroît d'infidélité ; les incrédules s'égarent ainsi ; une année, ils le déclarent non sacré, afin de se mettre en accord sur le nombre de mois que Dieu a déclarés sacrés. Ils déclarent ainsi non sacré ce que Dieu a déclaré sacré."
"Le temps a accompli un cycle complet comme au jour où Dieu a crée les Cieux et la Terre. L'année est de douze mois. Quatre de ces mois sont sacrés, dont trois successifs: Dhoul Qida, Dhoul Hijja et Al Muharram, et le mois situé entre Joumada et Chaaban."
"Craignez Allah en vos femmes, car vous les avez prises selon un pacte que vous avez conclu avec Allah, et ce n'est qu'avec la permission de Dieu que vous cohabitez avec elles. Elles ont des droits sur vous, et vous avez des droits sur elles. Elles ne doivent accueillir personne chez vous sans votre accord. Si elles s'avisent de le faire, frappez les modérément. En revanche, elles sont en droit d'exiger de vous que vous les entreteniez".
"Réfléchissez bien à ce message que je vous ai communiqué, Ô Musulmans. Je vous laisse deux guides qui ne vous permettront pas de vous égarer, si vous vous y conformez: le Livre d'Allah et la Tradition de Son Prophète."
"Ô Musulmans, écoutez et obéissez, même si vous êtes gouvernés par un esclave éthiopien au nez coupé, tant qu'il vous gouverne en se conformant au Livre d'Allah le Très Haut. Quant à vos gens de maisons (domestiques), nourrissez les de vos plats et habillez les de vos vêtements. S'ils commettent une faute que vous ne leur pardonnez pas, vendez les, Ô Serviteurs d'Allah, mais ne les faites pas souffrir."
"Ô Musulmans, écoutez moi et soyez raisonnables. Vous savez que les Musulmans sont frères. Un Musulman n'a droit qu'à la part des biens de son frère qu'il lui cède de plein gré. Ne soyez pas injustes envers vous mêmes. Ai-je bien transmis le message ? Vous comparaîtrez un jour devant Allah, c'est pourquoi vous devrez éviter de vous égarer et de vous entretuer après ma mort. Que ceux qui sont ici présents transmettent ce message aux absents, ils le comprendront peut être mieux que ceux qui l'auront écouté. Vous serez interrogés à mon sujet, que direz vous alors ?
Et la foule de répondre: "Nous certifions que tu nous a communiqué ton message, que tu as accompli ta mission et que tu nous as prodigué tes conseils".
Le Prophète (saws) leva l'index vers le ciel puis le pointa dans la direction de la foule en déclarant à trois reprises: "Ô Mon Seigneur, sois en témoin".
Allah révéla à Son Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) le verset suivant: "Aujourd'hui, j'ai rendu votre religion parfaite ; j'ai parachevé ma grâce sur vous et j'agrée l'Islam comme étant votre religion" (s5/v3)
Le Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) ne quitta le Mont Arafa qu'au coucher du soleil. Il se rendit ensuite à Mozdalifa et dit en faisant un geste de la main droite: "La sérénité, la sérénité, ô Musulmans".
A Mozdalifa, il fit la prière du coucher du soleil et celle de la nuit ensemble, retardant la première.
Il coucha à Mozdalifa et descendit avant le lever du soleil dans la vallée de Mina où il prit sept cailloux et les jetta contre la Jamarate de l'Aqaba en déclarant: "Allah est Grand" à chaque fois qu'il lançait un caillou.
De là, il se rendit au lieu de l'immolation des victimes où il égorgea 63 chameaux de sa propre main et chargea Ali (ra) d'immolerle reste jusqu'à cent. Puis le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) se dirigea vers la Maison (Ka'ba) où il fit la prière de midi. Les fils de Abdelmottaleb vinrent lui offrir de l'eau de Zem Zem. Il dit "Tirez l'eau, ô Banous Abdelmottaleb, tant que les hommes ne vous disputent pas cette tâche ; s'ils avaient ce droit, je vous aurais moi même aidés à tirer". Ils lui passèrent le seau dont il but aussitôt. Puis, il s'en retourna à Médine.
Les derniers instants du messager (salelah alyhi wa salam)
D'après 'Âicha (radhiallâhu 'anha): "L'Envoyé d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) avait près de lui une outre contenant de l'eau. Il se mit à introduire sa main dans l'eau et à essuyer son visage en disant : "Il n'y de Dieu qu'Allâh. La mort a ses affres". (Al-Boukhâri)
Anas a dit: "Au momment de son agonie, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) fut très éprouvé. Sa fille Fâtima se mit à dire: "Quel malheur, O père" !
Il lui dit : "Plus d'épreuve pour ton père après ce jour" ". (Al-Boukhâri)
Il (صلى الله عليه و سلم) disait dans ses derniers instants de vie, juste avant de quitter sa communauté: "La prière, la prière, et (le bon comportement envers) vos esclave". (Ahmad 3/117, Ibn Maja n°2697, Ibn Hibban n°1220, déclaré authentique par al-Albani dans Al-Irwa n° 2178)
L'Archange Djibrîl (عليه السلم) vint le voir trois jours avant sa mort, et lui dit : "O Muhammad ! Allâh m'envoie vers toi et te demande ce qu'Il sait mieux que toi et Il dit : comment te trouves-tu ? Il répondit : je me trouve affligé et je me trouve éprouvé. Djibrîl (As) revint le deuxième jour, lui posa la même question et il reçut la même réponse. A ces instants l'ange de la mort [Malak al-mawt] se présenta et demanda l'autorisation. Djibrîl (As) dit alors : O Muhammad ! voici l'ange de la mort qui te demande l'autorisation. Il ne l'a jamais demandée à un humain avant toi et il ne la demandera jamais à un humain après toi. Il lui dit : Donne-lui l'autorisation d'entrer et il entra. Il se mit devant lui, et dit : Allâh m'a envoyé vers toi et m'a ordonné de t'obéir. Si tu m'ordonnes de ravir ton âme je le ferai et si tu m'ordonnes de la laisser, je la laisserai. L'Envoyé d'Allâh (saws) lui dit : tu ferais ça, O ange de la mort ? Il dit : c'est qu'on m'a ordonné d'obéir. Puis Djibrîl (As) ajouta : O Ahmad ! Allâh aspire ardemment à toi. Il dit alors : Fais ce qu'on t'ordonne O ange de la mort ! A ces mots Djibrîl (As) dit : Paix sur toi O Envoyé d'Allâh ! [as-Salâmou 'aileyka Yâ RassoulouLLâh] C'est mon dernier passage sur la terre. C'est toi qui était le but de mes venus dans ce bas-monde. » (Al-Boukhâri)
L'Envoyé d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) mourrut en étant adossé à la poitrine de son épouse 'Âicha (radhiallâhu 'anha) en portant un vêtement feutré et un manteau ample et épais. Sa fille Fâtima, se leva pour se lamenter en disant : O père ! Tu as répondu à l'appel de ton Seigneur ! O père, le paradis du haut Firdaws est le lieu de ton séjour ! O père ! à Djibrîl nous anonçons ta mort ! O père ! Combien tu es proche de ton Seigneur ! Puis, lorsqu'on l'a mis dans sa tombe elle dit : O Anas ! Comment vos âmes ont-elles pu accepter que vous versiez la terre sur l'Envoyé d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) ?" (Al-Boukhâri)
C'était le 13 Rabî` Al-Awwal, de l'an 11 après l'Hégire, soit le 8 juillet 633. Il avait alors 63 ans.
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Sa mort
La maladie de mort du Prophète (صلى الله عليه و سلم)
Le récit de 'Aicha (raa): 'Ubayd-Allah ibn 'Utba a dit: J'entrai chez 'Aicha et lui dis: "Ne voudrais-tu pas me parler de la
maladie de l'Envoyé d'Allah (saws)?"
- "Si!", répondit-elle. Elle commença alors en ces termes: "L'état du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) s'était aggravé sous l'effet de la maladie. Or, il demanda si les fidèles avaient
fait la prière.
- "Non, lui répondîmes-nous, ils t'attendent, ô Envoyé d'Allah".
- "Qu'on mette de l'eau dans le bassin", dit-il. Nous en mîmes; il se lava et voulut ensuite se lever, mais il tomba évanoui. Revenu à lui, il demanda de nouveau si les fidèles avaient fait la
prière.
- "Non, lui répondîmes-nous, ils t'attendent ô Envoyé d'Allah". Il nous ordonna de lui mettre de l'eau dans le bassin; se lava, essaya de se lever; mais retomba évanoui. Ayant ensuite repris ses
sens, il demanda encore: "Les fidèles ont-ils fait la prière?".
- "Non, répliquâmes-nous, pas encore, ils sont toujours dans ton attente". Il ordonna de mettre de l'eau dans le bassin; se lava, essaya de se lever et encore une fois tomba en syncope. Une fois
revenu à lui, il dit: "Les fidèles ont-ils fait la prière?".
- "Non, répondîmes-nous, ils t'attendent, ô Envoyé d'Allah!". Réunis dans la mosquée, les fidèles attendaient l'Envoyé d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) pour faire la prière de 'ichâ' (du
soir)". Alors, le Prophète (saws) envoya chercher Abou Bakr pour présider la prière. Le messager alla trouver celui-ci et lui dit: "L'Envoyé d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) t'enjoint de
présider la prière des fidèles". Abou Bakr, qui était tendre du cœur, s'adressa alors à 'Umar en lui disant: "Préside toi-même la prière".
- "Non, reprit 'Umar, toi tu en as plus de droit". Abou Bakr présida donc la prière durant ces jours. Puis, l'Envoyé d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam), sentant un jour une légère
amélioration, sortit de chez lui, appuyé sur deux personnes dont Al-'Abbâs et se rendit à la prière de zhuhr (de midi) que Abou Bakr présidait. A la vue du Prophète, Abou Bakr voulut reculer,
mais, d'un geste, le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) l'enjoignit de ne pas bouger et, s'adressant aux deux personnes qui le soutenaient, il dit: "Faites-moi asseoir à côté de Abou Bakr".
On déféra à cet ordre: Abou Bakr, étant debout, suivit la prière du Prophète et les fidèles suivirent celle de Abou Bakr. Durant ce temps, le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) demeura
assis. (Mouslim n°629)
D'après 'Anas ibn Mâlik (ra), Abou Bakr dirigeait la prière des fidèles durant la maladie qui avait emporté l'Envoyé d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam). Un lundi, pendant qu'ils étaient rangés pour la prière, l'Envoyé d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) souleva le rideau de la chambre et se mit à les regarder. Il se tenait debout, son visage ressemblait à un papier de parchemin et il souriait. Nous fûmes si émus de la joie de le revoir. Quant à Abou Bakr, il se mit à reculer pour gagner sa place parmi la rangée des fidèles, pensant que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) allait venir diriger lui-même la prière. Mais, d'un geste, le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) nous fit signe d'achever la prière et laissa ensuite retomber le rideau. Le même jour l'Envoyé d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) rendit le dernier soupir. (Mouslim n°636)
D'après Abou Mûsa (ra), Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) tomba gravement malade. Il dit alors: "Donnez l'ordre à Abou
Bakr de diriger les fidèles dans la prière".
- "Abou Bakr, fit observer 'A'icha, est un homme au cœur tendre; quand il se tiendra à ta place il sera incapable de diriger les fidèles dans la prière".
- "Donne l'ordre à Abou Bakr de diriger les fidèles dans la prière, reprit-il. Vraiment vous êtes telles les dames de Joseph (vous discutez trop et vous insistez trop)!".
Abou Bakr dirigea ainsi les fidèles dans la prière du vivant de l'Envoyé d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallams). (Mouslim n°638)
D'après Sahl ibn Sa'd As-Sâ'idî (ra), l'Envoyé d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) était allé chez les Banû 'Amr ibn 'Awf
pour rétablir la paix parmi eux. Comme l'heure de la prière était arrivée, le muezzin vint trouver Abou Bakr et lui dit: "Veux-tu présider la prière pour que je fasse le second appel?".
- "Oui", répondit-il. Abou Bakr présida la prière, mais au cours de laquelle, l'Envoyé d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) arriva à la mosquée. Il se fraya un passage à travers les fidèles et
se mit au premier rang. Les fidèles battirent des mains (pour attirer l'attention de l'imam), mais Abou Bakr ne se retourna pas et continua sa prière. Puis, comme les fidèles faisaient plus de
bruit, il se retourna et aperçut l'Envoyé d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam). Celui-ci lui fit signe de demeurer en sa place. Abou Bakr éleva les mains et loua Allah, à Lui la puissance et la
gloire, pour l'ordre que venait de lui donner l'Envoyé d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam). Ensuite, il recula et alla prendre place au premier rang parmi les fidèles. Alors l'Envoyé d'Allah
(sallallahu 'alayhi wa sallam) s'avança, fit la prière et quand elle fut achevée il dit: "O Abou Bakr, qu'est-ce donc qui t'a empêché de rester à ta place puisque je t'en avais donné
l'ordre?".
- "C'est, répondit Abou Bakr, qu'il n'appartenait pas au fils de Abou Quhâfa (surnom de Abou Bakr) de diriger la prière en présence de l'Envoyé d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam)". Puis,
s'adressant aux fidèles, l'Envoyé d'Allah (saws) dit: "Pourquoi donc avez-vous tapé des mains si bruyamment? Celui d'entre vous qui, étant en prière, voulut exprimer quelque chose, qu'il glorifie
Allah car cette glorification attire l'attention de l'imam. Seules les femmes sont autorisées à claquer des mains pour cette fin". (Mouslim n°639)
Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) reçoit la révélation jusqu'aux derniers instants de sa vie
Anas (رضي الله عنه) a dit: «Dieu honoré et glorifié n'a cessé de faire des révélations au Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) jusqu'à sa mort; si bien, qu'au moment de sa mort, il avait reçu le plus de révélations».
(al-Boukhâri, Mouslim)
L'Imam Boukhary a dit
" La science avant la parole et l'action"
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Ibn ’Abbâs [m.68H] a dit :
« Certes, les choses les plus détestées auprès d’Allâh sont les innovations » Rapporté par Al-Bayhaqî dans As-sounnan al-koubra
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Ibn ’Umar [m.84H] a dit :
« Toute innovation est égarement, même si les gens la voient comme quelque chose de bien ».Rapporté par Abû Chaymah, n°39
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Al-Hassan Al-Basrî -Qu'Allah lui fasse miséricorde- (m 110H) a dit :
« Ne vous asseyez pas avec les gens de l'innovation et des passions, ni ne débattez avec eux, ni ne les écoutez. »(Ad-Dârimî dans son « Sounnan » 1/121 et Al-Lalika'i n°240)
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Al-Foudayl Ibn 'Iyad -Qu'Allah lui fasse miséricorde- (m 187H) a dit :
« J'ai rencontré les meilleurs des gens de la Sounna et ils m'ont interdit d'accompagner les gens de l'innovation. »(Al-Lalika'i dans Shar Ousoulil-'Itiqad n°267)
L’histoire de celui qui a tué cent personnes
Rapporté par Al-Bukhârî n° 3470
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