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L’histoire de celui qui a tué cent personnes

Rapporté par Al-Bukhârî n° 3470

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Samedi 5 novembre 2005

Période médinoise

L'arrivée du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) à Médine

La joie des médinois

rapporté par al-Boukhari, 3906

D'après al-Bara (P.A.a) : "Puis le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) arriva. Je n'avais jamais vu les habitants de Médine aussi contents. Même les enfants n'avaient plus qu'un seul mot à la bouche : voici venir le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui)" (al-Boukhari, 4560).

...

Tout Ansâr espérait recevoir le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) chez lui. Ils interrompirent à plusieurs reprises le cours de sa monture. Et le Prophète leur répondit par ces termes: "laissez-la, elle est ordonnée". La chamelle poursuivit son cours jusqu'à s'arrêter dans une cours devant la maison de Abou Ayyoûb.

Abou Ayyoûb s'en réjouit à l'extrême. Il se précipita à accueillir le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) ; emporta ses effets personnels comme s'il portait les trésors de la terre et il se lança vers sa maison.

Celle si se composait de deux étages, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) en choisit le plus bas pour être accessible à ses Compagnons. Mais Abou Ayyoûb ne put supporter d'être au-dessus du Prophète et lui fit part de son souci. Après plusieurs épisodes qui montrant à quel point celui-ci respectait le Prophète et l'aimait, il parvint à le convaincre de monter au premier étage.

Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) resta chez Abou Ayyoûb pour quelque mois jusqu'à ce furent bâties sa mosquée et les chambres d'alentours.

...

Quand les musulmans de Médine apprirent que le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) avait quitté la Mecque, ils se rendirent chaque matin à la Harra et l'attendaient jusqu'au moment de l'intensité de la chaleur de la journée puis ils rentraient chez eux. Un jour ils rentraient après une longue attente quand, arrivés chez eux, ils furent alertés par un juif qui était monté sur une forteresse pour chercher une affaire. Car il aperçut le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et ses compagnons tout de blanc vêtus et il ne put s'empêcher de crier à tue-tête : « ô peuple arabe ! Voici votre chance que vous attendiez ». Les musulmans se saisirent de leurs armes et allèrent accueillir le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) à l'entrée de la Harra… Il s'orienta avec eux vers la droite et s'installa dans le campement des Bani Amr ibn Awf au cours d'un lundi du mois de Rabï al- awwal .. ; Abou Bakr se mit debout devant les gens tandis que le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) restait assis .. Quand les rayons du soleil atteignirent le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) Abou Bakr étendit son pagne pour l'en protéger et s'est alors que les gens reconnurent le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui). Celui-ci resta au sein des Bani Amr ibn Awf un peu plus de dix nuits et fonda la première mosquée bâtie sur une base de piété et y effectua une prière. Et puis, il se réinstalla sur sa monture et les gens marchèrent à ses côtés jusqu'à ce que sa chamelle se couchât à l'emplacement de son (actuelle) mosquée à Médine. Des musulmans l'utilisaient comme lieu de prière, mais, auparavant, le terrain avait appartenu à Sahl et Souhayl qui y exposaient des dattes à sécher. Ces deux garçons étaient des orphelins pris en charge par As'ad Ibn Zouara… Quand la chamelle se coucha, le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « C'est ici le campement, s'il plaît à Allah ». Et puis il fit convoquer les garçons et leur demanda de lui vendre le terrain. Et ils lui dirent : « non. Nous vous l'offrons, ô messager d'Allah ! » Celui-ci refusa de l'accepter comme un cadeau ; il l'acheta et se mit à y construire sa mosquée. Il portait des briques comme les autres et disait :

Cette charge n'est pas comme celle de Khaybar

C'est bien meilleur et plus pur, ô notre Maître !

Il disait aussi :

Mon Seigneur ! La vraie récompense est celle de l'Au-delà

Accorde Ta miséricorde aux Ansars et aux immigrés.

Il paraphrasait un poète musulman dont l'identité ne m'a pas été révélée… Ibn Shihab poursuit : aucun autre hadith ne nous apprend que le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) ait cité un vers autre que celui-là » (rapporté par al-Boukhari, 3906).

Récit de la Calomnie contre Aicha radi ALLAH 'Anha

'Aïcha (ra), la femme du Prophète, (qu'Allah l'agrée) a dit : Quand l'Envoyé d'Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) voulait faire un voyage (ou une expédition), il faisait un tirage au sort entre ses femmes pour désigner celles qui l'accompagneraient. Lors d'une des expéditions qu'il entreprit, il procéda au tirage au sort et c'était moi que le sort avait désignée. Je partis donc avec l'Envoyé d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui). C'était postérieurement à la révélation du verset relatif à la prescription du voile et j'étais toujours dans mon palanquin, même lorsqu'on le descendait du dos du chameau. Quand l'Envoyé d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) eut terminé cette expédition, nous prîmes le chemin de retour. Comme on était près de Médine lors du retour, le Prophète ordonna une nuit de se mettre en marche. A l'instant où l'ordre de marche était donné, je me levai et marchai jusqu'à ce que j'eusse dépassé les troupes pour satisfaire un besoin et en retournant, je me dirigeai vers ma monture. Comme je portai la main au cou, je me rendis compte que j'avais perdu mon collier de verroteries fabriqué à Zafâr. Je retournai pour rechercher mon collier et le désir de le retrouver me retint sur place. Les gens qui étaient chargés de ma monture soulevèrent mon palanquin et le chargèrent sur mon chameau, croyant que j'étais dedans. En effet, à cette époque les femmes étaient de poids léger; elles n'étaient pas encore devenues obèses, car elles ne mangeaient que peu. Aussi les gens ne trouvèrent-ils pas insolite la légèreté du palanquin lorsqu'ils le soulevèrent, d'autant plus que j'étais une toute jeune femme. Ils firent alors relever le chameau et partirent. Quand je trouvai mon collier, les troupes étaient déjà en marche. Je me rendis au camp où il n'y avait plus personne, j'allai alors droit à l'endroit où j'avais été installée pensant qu'en s'apercevant de ma disparition on reviendrait me chercher. Pendant que j'étais assise en cet endroit, je fus gagné par le sommeil et je m'endormis. Or Safwân Ibn Al-Mu'attal As-Sulamî Adh-Dhakwânî, qui était resté en arrière des troupes, après avoir marché toute la nuit, arriva le matin à l'endroit où j'étais. Apercevant la silhouette d'une personne endormie, il s'approcha de moi et me reconnut quand il me vit, car il m'avait vue avant que le port du voile n'eût été ordonné par le Coran et il dit : "Nous sommes à Allah et nous retournerons à Lui". Sa voix m'éveilla et je me levai, cachant mon visage avec mon voile. Par Allah, il ne prononça aucun mot autre que ceux qu'il avait prononcés à ma vue. Il fit ensuite agenouiller sa monture et lui foula les pattes de devant pour que je monte sur laquelle. Il tint son licou pour le mener et nous arrivâmes ainsi auprès des troupes qui venaient de camper au moment de la canicule de midi.
'Aïcha poursuivit : Des gens m'avaient calomnié (en m'accusant d'adultère) et parmi eux était 'Abdoullah Ibn 'Ubayy Ibn Salûl qui s'était chargé de la plus lourde part de la calomnie. Quand nous arrivâmes à Médine, je suis tombée malade pendant un mois, et c'est à ce moment que les gens répandaient les propos des calomniateurs, sans que j'en fusse au courant. Ce qui m'étonnait, durant ma maladie, c'est que je ne trouvais pas l'Envoyé d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) aussi aimable avec moi qu'il l'était d'ordinaire quand je tombais malade. L'Envoyé d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) entrait seulement chez moi, me saluait et me disait : "Comment allez-vous?". Cela me donnait des inquiétudes, mais je ne sus la fâcheuse nouvelle que lors de ma sortie après le rétablissement de ma santé. J'étais sortie avec Oum Mistah pour aller du côté d'Al-Manâsi', qui nous servait de latrines. Nous n'y allions que de nuit. C'était avant que nous eussions des latrines à proximité de nos maisons. Nous suivions la coutume des anciens Arabes qui allaient satisfaire leurs besoins naturels dans des terrains vagues et, tout comme eux, nous répugnons à avoir les latrines près de nos demeures à cause de leur mauvaise odeur. Je partis donc en compagnie de Oum Mistah qui était la fille de Abou Ruhm Ibn Al-Muttalib Ibn 'Abd-Manâf; sa mère, bint Sakhr Ibn 'Amir était la tante maternelle de Abou Bakr As-Siddîq et son fils était Mistah Ibn 'Uthâtha Ibn 'Abbâd Ibn Al-Muttalib. Après avoir satisfait nos besoins, nous revenions, la fille de Abou Ruhm et moi, vers la maison et comme Oum Mistah trébucha sur le pan de son vêtement, elle s'écria : "Que Mistah Périsse!".
- "Fi! Que c'est mal, lui dis-je, d'injurier un homme qui a pris part au combat de Badr".
- "Hé! ma chère, me répondit-elle n'as-tu pas entendu ce qu'il avait dit?".
- "Et qu'est ce qu'il a dit?", demandai-je. Aussitôt elle me raconta ce que disaient les calomniateurs. Je devins alors plus malade et, quand je rentrai chez moi, l'Envoyé d'Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) vint me rendre visite, il me salua, puis dit : "Comment allez-vous?".
- "Me permets-tu, lui demandai-je alors, de me rendre chez mes parents?". Je voulais à ce moment-là m'assurer auprès d'eux de la nouvelle. l'Envoyé d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) m'accorda cette permission et je me rendis chez mes parents.
- "Chère maman, dis-je à ma mère, que racontent donc les gens?".
- "ma fille, me répondit-elle, ne t'en fais pas. Il est bien rare qu'une jolie femme aimée de son mari et ayant des co-épouses ne soit pas l'objet de leurs commérages".
- "Gloire à Allah!, m'écriai-je, les gens ont-ils échangé de tels propos!". Et je passai toute la nuit à pleurer au point que je ne goûtai pas un seul instant de sommeil jusqu'au matin que je passai également à pleurer. L'Envoyé d'Allah, voyant que la révélation avait tardé à venir à ce sujet, manda 'Alî Ibn 'Abî Tâlib et Ousâma Ibn Zayd pour leur demander s'il devait se séparer de moi. Ousâma Ibn Zayd, étant sûr que j'étais innocente et sachant l'affection que le Prophète avait pour moi, dit à l'Envoyé d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) : "Garde ta femme nous ne savons que du bien d'elle". Quant à 'Alî Ibn Abou Tâlib il dit : "Ô Envoyé d'Allah, Allah ne t'a pas mis trop à l'étroit. Il y a beaucoup d'autres femmes. Interroge sa suivante, elle te dira la vérité". L'Envoyé d'Allah manda alors à Barîra et lui dit : "Ô Barîra, as-tu vu de 'Aïcha quelque chose qui suscite en toi le soupçon?".
- "Non, répondit Barîra, j'en jure par Celui qui t'a envoyé par la Vérité, je ne l'ai rien vu faire d'acte répréhensible, sinon qu'étant une toute jeune femme il lui arrive parfois de s'endormir auprès de la pâte à pain de la famille la laissant ainsi manger par les animaux domestiques". L'Envoyé d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) se leva et résolut de demander ce jour-là une justification à 'Abdoullah Ibn 'Ubayy Ibn Salûl. Montant alors en chaire, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit : "Ô groupe de musulmans! Qui m'excusera (si je punis) un homme dont le mal a atteint ma femme? Par Allah! Je ne sais que du bien sur le compte de ma femme, et l'on me parle d'un homme sur le compte duquel je ne sais que du bien et qui n'est jamais entré chez ma femme autrement qu'avec moi". Alors Sa'd Ibn Mu'âdh Al-'Ansârî se leva et dit : "Ô Envoyé d'Allah, moi, je t'excuserai et s'il appartient à la tribu des 'Aws, nous lui trancherons la tête; si c'est un de nos frères de la tribu des Khazraj, ordonne ce que tu voudras et nous le ferons".
A ces mots, Sa'd Ibn 'Ubâda le chef des Khazraj, qui était un homme vertueux, mais dont le zèle tribal plongeait dans l'ignorance, se leva et s'adressa à Sa'd Ibn Mu'âdh en disant : "Tu as menti; et j'en jure par Allah que tu ne le tueras pas et que tu ne peux pas le faire".
A son tour, 'Usayd Ibn Hudayr, le cousin de Sa'd Ibn Mu'âdh, se leva et, s'adressant à Sa'd Ibn 'Ubâda en disant : "Tu as menti. Par Allah nous le tuerons; car toi tu n'es qu'un hypocrite qui plaide la cause des hypocrites". Les deux tribus des 'Aws et des Khazraj furent si excitées, qu'elles furent sur le point de se combattre, alors que l'Envoyé d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) était encore en chaire. L'Envoyé d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) ne cessa de les apaiser jusqu'à ce qu'ils gardèrent le silence et alors il se tut. Tout ce jour-là, je le passai en larmes et je n'y goûtai aucun instant de sommeil. La nuit suivante, je la passai également dans cet état à tel point que mes parents crurent que mes larmes me briseraient le cœur. Pendant qu'ils étaient assis auprès de moi et alors que j'étais encore en larmes, une femme des 'Ansâr demanda de me voir. Je la fis entrer chez moi, elle s'assit et commença à pleurer à son tour. Nous étions dans cet état lorsque l'Envoyé d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) entra, salua, puis s'assit. Il ne s'était plus assis auprès de moi depuis qu'on avait colporté des propos sur mon compte et cela avait duré un mois sans qu'aucune révélation ne se fût produite à mon sujet. En s'asseyant, l'Envoyé d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) prononça l'attestation de foi, puis dit : "Ô 'Aïcha! Il m'est parvenu telle et telle chose sur ton compte; si tu es innocente, Allah t'innocentera; si tu as commis quelque faute, demande pardon à Allah et repens-toi, car quand le Serviteur reconnaît ses péchés et se repent, Allah accepte son repentir". A peine l'Envoyé d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) eut-il achevé ces paroles, que mes larmes cessèrent de couler et je ne versai plus un seul pleur. M'adressant à mon père, je le priai de répondre à l'Envoyé d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui).
- "Par Allah!, me répondit-il, je ne sais pas que dire à l'Envoyé d'Allah(bénédiction et salut soient sur lui)".
Alors, me tournant vers ma mère, je la priai de répondre à l'Envoyé d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui).
- "Par Allah, répondit-elle, je ne sais pas que dire à l'Envoyé d'Allah(bénédiction et salut soient sur lui)".
Je répliquai alors que j'étais encore très jeune et que je ne retenais pas beaucoup du Coran : "Par Allah, je sais que vous avez entendu raconter cette histoire (à mon sujet), qu'elle s'est gravée en vous-même et que vous y avez ajouté foi. Si je vous dis que je suis innocente - et Allah sait que je le suis - vous ne me croirez pas; mais si j'avoue que j'ai commis un tel péché - et Allah sait que je suis innocente - vous me croirez. Par Allah! Je n'ai à dire de ma situation que ces paroles du père de Youssouf : {(Il ne me reste plus donc) qu'une belle patience! C'est Allah qu'il faut appeler au secours contre ce que vous racontez!} - "Cela dit, je me retournai et m'étendis sur mon lit. A ce moment, par Allah, je savais que j'étais innocente et qu'Allah m'innocenterait; mais, par Allah! Je n'aurais jamais cru qu'Allah ferait descendre à mon sujet une révélation. Il me semblait que j'étais trop insignifiante, pour qu'Allah révélât des versets à mon égard. Cependant, j'avais espéré, que l'Envoyé d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) verrait pendant son sommeil une vision dans laquelle Allah me déclarait innocente. Par Allah! L'Envoyé d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) ne sortit - pas plus que personne des gens de la maison -, avant d'avoir reçu la révélation et d'avoir été saisi de l'état qui accompagnait toute révélation; même dans un jour d'hiver, les gouttes de sueur tombaient en abondance et étaient si grosses que les perles, tant est lourd le fardeau de la Parole divine quand elle descend. Dès que cet état eut quitté l'Envoyé d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui), il se montra souriant et les premières paroles qu'il prononça furent celles-ci : "Réjouis-toi, 'Aïcha quant à Allah, Il te déclare innocente".
- "Va vers lui", me dit alors ma mère.
- "Par Allah! répondis-je, je n'irai pas à lui et c'est Allah Seul que je dois louer, c'est Lui qui a déclaré mon innocence". Allah, ajoute 'Aïcha révéla les dix versets qui commencent ainsi : {Ceux qui sont venus avec la calomnie sont un groupe d'entre vous}. Quand Allah eut révélé ceci pour déclarer mon innocence, Abou Bakr As-Siddîq qui donnait des subsides à Mistah parce que celui-ci était de ses parents et était pauvre, dit : "Par Allah! Je ne lui donnerai plus jamais aucun subside après ce qu'il a dit de 'Aïcha".
C'était alors qu'Allah révéla ce verset :
{Et que les détenteurs de richesse et d'aisance parmi vous, ne jurent pas de ne plus faire des dons aux proches.... N'aimez-vous pas qu'Allah vous pardonne?}
D'après Habân Ibn Mûsa, 'Abdoullah Ibn Al-Mubârak a dit : "Ce verset du Livre d'Allah est le plus qui donne de l'espoir". Abou Bakr a dit : "Certes, je désire qu'Allah me pardonne". Et il renouvela à Mistah la pension qu'il lui faisait et affirma qu'il ne la lui supprimerait jamais.
'Aïcha poursuit : l'Envoyé d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) avait interrogé à mon sujet Zaynab bint Jahch, une des femmes de l'Envoyé d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) et lui dit : "Ô Zaynab que sais-tu (de ce sujet) et qu'as-tu vu?".
- "Ô Envoyé d'Allah, répondit-elle, je garde mon ouïe et ma vue du péché (c-.à.d. je ne dirai que ce que j'ai vu et entendu). Je ne sais que du bien (d'elle)". Or Zaynab était la seule parmi les femmes de l'Envoyé d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui), qui rivalisait avec moi de beauté et de rang, mais Allah la préserva (de mentir à mon sujet) à cause de sa piété. Quant à sa sœur Hamna bint Jahch, elle soutint les propos des calomniateurs, voulant ainsi débarrasser sa sœur de sa rivale, aussi périt-elle avec les calomniateurs.

 (Mouslim n°4974) 

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Cette calomnie fit plus de mal au Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam que toutes les épreuves qui l'avaient précédées car c'étaient des épreuves auxquelles il s'était attendu et résigné. Sa mission l'avait préparé à de telles épreuves mais celle ci le surprit, étant inhabituelle, différente des autres. Si cette rumeur eût été juste, elle l'aurait profondément blessé, lui qui plaçait son honneur et sa dignité avant tout. Elle le jeta dans un désarroi auquel il ne pouvait s'échapper, si la vérité lui avait été immédiatement révélée et la calomnie des hypocrites dévoilée, cela lui aurait épargné le doute qui le tenaillait.

Cette épreuve était une volonté divine visant à montrer la personnalité du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam). Cette rumeur surprit dans le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) l'homme ordinaire qui réfléchit et se comporte comme tous les hommes mais dans les limites que s'imposent les Prophètes et les Envoyés de D'Allah. Il reçut ce coup comme l'aurait fait tout homme n'ayant pas de sixième sens et ne pouvant deviner les intentions cachées, il se troubla et douta comme tout un chacun, réfléchit et consulta ses compagnons.

La Sagesse divine qui a voulu mettre à jour le côté humain du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) retarda la révélation pendant toute cette période afin que deux vérités très importantes fussent claires :

La première vérité est que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) malgré sa mission prophétique ne cessa jamais d'être un homme comme les autres. Les Croyants ne doivent pas s'imaginer que sa Mission lui attribuait des miracles que seul le Créateur peut accomplir.

La seconde vérité est que la révélation divine ne se réduit pas à un sentiment personnel mais agit indépendamment de la volonté du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) de son ambition ou de ses souhaits. Si tel était le cas, il aurait pu facilement résoudre ce problème dès qu'il s'était posé et échapper ainsi à ses suites. Il aurait pu implorer une révélation coranique [ Tout de suite ? Cela n'aurait pas été bien malin : mieux valait attendre un bon moment pour bien identifier les "calomniateurs" puis ensuite seulement "révéler" un verset opportun déclarant aïcha innocente. Si Aïcha l'était, tant mieux, et si elle était coupable, c'est pas elle qui allait s'en vanter vu que la punition prévue était la mise à mort à coups de cailloux (lapidation) ! ] profitant de l'excellente réputation de sa femme afin de rassurer les Croyants et faire taire ainsi les indiscrets, mais il n'en fit rien pour la simple raison qu'il n'était pas en son pouvoir d'entreprendre quoi que ce soit. Mais le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) ne pouvait mentir ni aux Hommes, ni à Allah.

Ce qui nous déplait c'est que le premier à répandre la rumeur Abdallah ben Oubai ben Saloul échappa à la punition et ce parce qu'il répandit sournoisement la calomnie en l'enrobant de termes qui pouvaient difficilement lui être attribués ; or il faut savoir que la peine qu'entraîne la diffamation est encourue uniquement par celui qui la prononce ouvertement.

Pour conclure ce chapitre sur la calomnie, je vous invite à vous reporter au Coran aux versets 11 à 20 de la sourate "La Lumière" (n° 24).

par islam publié dans : époque Médinoise
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Paroles de Selefs

L'Imam Boukhary a dit  " La science avant la parole et l'action"

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Ibn ’Abbâs [m.68H] a dit :

« Certes, les choses les plus détestées auprès d’Allâh sont les innovations » Rapporté par Al-Bayhaqî dans As-sounnan al-koubra

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Ibn ’Umar [m.84H] a dit :

« Toute innovation est égarement, même si les gens la voient comme quelque chose de bien ».Rapporté par Abû Chaymah, n°39

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Al-Hassan Al-Basrî -Qu'Allah lui fasse miséricorde- (m 110H) a dit :

« Ne vous asseyez pas avec les gens de l'innovation et des passions, ni ne débattez avec eux, ni ne les écoutez. »(Ad-Dârimî dans son « Sounnan » 1/121 et Al-Lalika'i n°240)

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Al-Foudayl Ibn 'Iyad -Qu'Allah lui fasse miséricorde- (m 187H) a dit :

« J'ai rencontré les meilleurs des gens de la Sounna et ils m'ont interdit d'accompagner les gens de l'innovation. »(Al-Lalika'i dans Shar Ousoulil-'Itiqad n°267)

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